La leçon du prof Chery : Et si je passais pros ou pas....

Le prof Chery devant son tableau

Tous ceux qui ont boxé comme moi ont déjà rêvé momentanément à cet instant, durant quelques heures, quelques jours, quelques années. Bref, soit celui de passer chez les professionnels. Depuis près deux ans, cette réflexion s’effectue sérieusement chez ma personne et de voir des boxeurs que j’ai pu côtoyer ou observer de loin dans les rangs amateurs chez les professionnels ne fait que de renforcer les idées contradictoires par rapport à la perspective de poursuivre ma passion chez les rangs payants. Dans cette chronique, je vous présente trois leçons d’importance qui selon moi assurent un passage chez les professionnels pour n’importe quel boxeur qui va s’avérer stimulant et aussi profitable que possible autant au niveau matériel que personnel.

La patience est une vertu

Pourquoi la patience ici? Car il faut savoir choisir le moment parfait pour passer chez les professionnels et également pour faire un combat. Je m’explique. En ce qui concerne le passage chez les professionnels, sachez qu’une plus longue expérience chez les amateurs est très profitable avant de passer pro pour la simple et bonne raison qu’on a un bagage de compétences plus élevé qu’un boxeur qui devient pro de manière précoce… et la plupart du temps, cela fait la différence. Il y a aussi des moments stratégiques pour passer professionnel notamment au moment où de nouvelles compagnies de promotion se forment, car cela signifie plus d’opportunités de boxer.

En ce qui trait à la patience pour obtenir un combat, je m’adresserai ici aux boxeurs sans promoteurs… la patience est une qualité d’or pour vous messieurs. Le plus souvent, les offres de combats sont défavorables à moins d’avoir d’excellents contacts dans le monde de la boxe. Alors, vaut-il mieux patienter et avoir des chances raisonnables de gagner ou bien simplement foncer tête première dans la boxe peu importe les probabilités? Si vous avez un emploi de jour comme moi et que vous savez les risques reliés au métier… vous savez la réponse.

Réseau Contact

Je ne parlerai pas ici du cas de boxeurs signés avec un promoteur mais de ceux devant se débrouiller sans. En faisant un petit jeu de mot avec le site de rencontres, je voulais porter votre attention sur l’importance d’avoir un grand réseau de contacts pour s’assurer un succès dans la boxe. En premier lieu, avoir des contacts positifs avec des matchmakers qui peuvent vous offrir des opportunités de vous battre non seulement au Québec, mais également dans le reste du pays et aux États-Unis car soyons honnêtes, la majorité des boxeurs non-signés seront chanceux s’ils apparaissent une fois sur une carte de GYM ou de EOTTM/Interbox. Qui plus est, un important réseau de contact au niveau local est nécessaire pour la préparation par rapport à un combat. Nutritionniste, entraîneur de conditionnement physique, kinésiologue et j’en passe… utilisez toutes les ressources à votre disposition pour non seulement performer et également réduire vos coûts. On se comptera pas menteries, vous avez vraiment beaucoup moins d’argent à dépenser sur ces aspects qui sont pourtant primordiaux. De plus, sachez une chose, votre statut fait également de la publicité à ces professionnels qui se lient avec vous. Jouez là-dessus et n’hésitez pas à passer par personnes interposées pour vous permettre de vous faire connaître d’alliés potentiels dans votre quête vers le succès.

Toi et moi, faits pour être ensemble

Toi, le boxeur, et lui, l’organisateur de galas avez besoin mutuellement besoin l’un de l’autre. Au-delà de l’aspect talent pur sans toutefois le négliger, il y a des manières de se vendre auprès de promoteurs ou d’organisateurs de galas qui vont assurer votre place sur des galas. Puisqu’on est dans une bonne journée pour en parler, je vais nommer deux de ces techniques en hommage à des boxeurs que vous commencez à connaître. Vous avez la technique Bolivar, soit celle de se bâtir une base de fans locaux à partir d’une personnalité joviale et sympathique qui assure une fidélité notamment au niveau de la vente des billets… ce qui n’est jamais à négliger pour un gala. En contrepartie à cette technique, vous avez la technique Balmir, se vendre grâce à la parole, sauf qu’il faut prouver qu’on ne dit pas n’importe quoi et à date Jordan Balmir ne parle pas pour rien dire. Jordan n’a pas peur, quand il veut quelqu’un, il va le clamer haut et fort. De plus, il n’a pas peur de personne. Et ça également, ça gagne des fans et influence des gens à les mettre sur leurs galas.

La dernière cloche

Évidemment, à ceux qui passent professionnels à l’heure actuelle… Il n’y a pas de formule magique. Nous sommes à une époque où la boxe québécoise est mieux règlementée que jamais, il y a tellement d’intervenants qui peuvent nous venir en aide, et tellement de fans pour vous suivre que je n’ai pas peur pour vous. Mon dernier conseil, prenez des risques… mais des risques calculés.

On garde le punch!


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