Vincent Thibault: un homme en mission.

« Depuis que je suis jeune, je me dis que c’est moi qui décide où commence l’impossible. »

  • Vincent Thibault, boxeur professionnel

Le 27 octobre 2017, ce sera une soirée spéciale pour Vincent Thibault. Son premier combat professionnel. Un rêve d’enfance qui se concrétise. Le début de quelque chose d’immense. Portrait d’un jeune homme fort sympathique qui nous promet un avenir électrisant dans le monde de la boxe.

Petit Vincent

C’est dans l’un des six magnifiques arrondissements de la ville de Québec, soit celui de Charlesbourg, que Vincent Thibault a vécu sa jeunesse et son adolescence. Enfant unique, il n’a jamais été attiré par les sports d’équipe. C’était (et ce l’est encore) un jeune garçon discret, à son affaire et qui ne réclamait pas d’être absolument sous les projecteurs. Une cible parfaite pour les intimidateurs. À l’école, ce n’était pas toujours une partie de plaisir; plusieurs prises de bec, des conflits et des bagarres, puis son père s’est tanné. Il l’a inscrit à la boxe. Les autres élèves l’ont rapidement laissé tranquille. Il a rencontré des personnes qui l’ont influencé positivement dans les différents gyms qu’il a visités; c’est Au Cogneur qu’il a fait les plus belles connexions, Rémi Bizier et Éric Martel-Bahoeli pour ne nommer que ceux-là. Une passion instantanée. Il pouvait maintenant pratiquer un sport en solitaire, entouré et guidé par des personnes qu’il aime. Le meilleur des deux mondes. Il a emménagé à Montréal à 20 ans pour pouvoir continuer son apprentissage; il a récemment pris la direction de Laval afin de continuer à être le propriétaire de ses 2 pitbulls.

Le boxeur

Vincent a connu une remarquable carrière chez les amateurs; champion canadien des 81kg en 2014, 110 combats au total, seulement 25 défaites. C’est le 10 juin dernier, au Underdog, qu’il a disputé son dernier combat amateur. Un bel endroit pour boucler la boucle. Quelques problèmes avec ses mains ont ralenti sa progression durant son prodigieux séjour chez les amateurs, il est maintenant complètement rétabli et est prêt à passer au prochain niveau. Pour ses mains, il fait dorénavant plusieurs exercices de préparation pour diminuer les risques de blessure. Étirements, glace, renforcement des mains, il est convaincu que la prévention est la solution. Patrick Denis, directeur technique de Boxe Québec, à propos de Vincent Thubault : « C’est une machine de boxe, j’avais hâte de voir ce que Vincent Thibault pourrait faire chez les pros, il a toute une claque de la gauche et il a su modifier son style avec le temps pour éviter de rentrer inutilement dans des guerres. Il est très bon en contre-attaque et avec la grosse gauche qu’il a, peu de gens peuvent absorber autant de puissance ». C’est entouré de son entraîneur Vincent Auclair et de Rénald Boisvert, qui agit à titre de consultant, que l’athlète de 24 ans affrontera son nouveau défi vendredi soir au MTelus.

Celui qui a servi de partenaire d’entrainement à Jean Pascal pour son combat contre Lucian Bute en 2014 a signé son premier contrat professionnel avec une des écuries de boxe qui survole le monde de la boxe québécoise présentement. Interbox, le présent et le futur de la boxe. Tout a déboulé rapidement. Si bien que maintenant, il se retrouve entouré de gens qui partagent sa passion, une fraternité s’installe rapidement entre les membres qui gravitent autour de lui; c’est littéralement une famille qui vient de lui ouvrir les bras. De plus, Interbox, c’est la place pour apprendre, évoluer, se développer. Le développement de l’athlète passe avant tout le reste. Quand Camille Estephan a annoncé la signature de Vincent, il y est allé de comparaisons avec Butler et Lemieux. Avec raison. Vincent Thibault s’amène dans le monde de la boxe avec des attentes, sa force de frappe le précède et il sait qu’il devra livrer la marchandise. Est-ce que ça l’inquiète? Aucunement. Conscient que le Québec attend le retour d’un autre Éric Lucas ou Lucian Bute, il ne veut pas jouer au jeu des comparaisons; Vincent Thibault c’est Vincent Thibault et personne d’autre. La pression médiatique ne lui fait pas peur : « J’ai hâte de me battre, de faire ce que je rêve de faire depuis que je suis jeune. Je ne suis pas stressé, je sais que j’ai une bonne claque et je m’en vais juste faire ma job ».

Vincent le bon gars

Vincent Thibault a une personnalité attachante. C’est un vrai de bon gars. Il a une vision honnête de son sport et n'hésite pas à en parler. Réservé, conscient de son talent sans être arrogant, il veut s’inspirer de ceux qui le précèdent pour faire sa propre route. Il voue un respect immense à David Lemieux, un boxeur qui a surmonter de dures épreuves professionnelles, qui a su rebondir et qui est devenu champion du monde en 2015. Ne vous attendez pas à avoir un être verbomoteur, il a été clair lors de sa présentation aux médias, il fera parler ses poings. Un adage vieux comme le monde qui prend tout son sens avec le puissant cogneur gaucher. Son combat de vendredi aura lieu à 172 livres, il vise la catégorie des 168 livres; il n’est également pas fermé à l’idée d’aller combattre chez les poids moyens, soit les 160 livres. Son rêve? Être champion du monde. À savoir si mettre la main sur une ceinture canadienne est dans ses plans, il me répond que s’il faut passer par là, on passera par là. Mais le but ultime, c’est d’être champion du monde. On y croit. Quand Vincent nous parle de ses rêves, avec un calme olympien, on y croit vraiment. Son côté posé est désarmant. C’est un jeune homme en mission, la mission ne sera pas complétée tant et aussi longtemps qu’il n’aura pas la ceinture tant convoité autour de sa taille. Et quand on lui demande ce qu’on peut lui souhaiter pour le futur, il me répond tout bonnement : « Juste bin bin bin des combats… ».

C'est un rendez-vous le 27 octobre au Mtelus pour les débuts tant attendus de celui qui fera vibrer le coeur des québécois très bientôt.


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