Jean Pascal : L'art d'excuser l'inexcusable

Par Carl Vaillancourt

Jean Pascal était assis dans l'avion avec son équipe et membres des médias prêt à se rendre à Miami pour son combat de vendredi face à Ahmed Elbiali. Bien que le départ de l'Aéroport Pierre-Elliott Trudeau était prévu à 6h du matin. Le vol a été annulé en raison d'un problème avec l'extincteur de l'appareil. Une vérification de routine hors du contrôle qui arrive.

Évidemment, Jean Pascal devrait rater la conférence de presse prévu aujourd'hui vers 11h. On prépare le terrain pour excuser le boxeur lavallois. Il arrivera vraisemblablement environ 60 heures avant son combat à Miami. Déshydraté et fatigué ... Voilà les excuses dont je parlais. Il est vrai que le dernier combat de la carrière de Jean Pascal aurait du être au Québec devant les milliers de partisans qui l'ont accompagné dans la victoire et la défaite, mais comme on dit "les affaires sont les affaires". En aucun cas, on a imposé à Jean Pascal un combat en Floride et encore moins imposer d'arriver deux jours et demi avant son combat. Un faux dilemme.

Jean Pascal a empoché des millions de dollars durant sa carrière professionnelle. Oui son promoteur a payé seulement pour les trois jours entourant la promotion de ce combat qui ne passera somme toute pas à l'histoire excepté comme étant le dernier d'un grand athlète d'ici amoché par les taloches reçues face à des brutes comme Froch, Kovalev et même Yunieski Gonzalez dirais-je. J'ai souvent défendu Jean Pascal au fil des dernières années et avec raison, il fait partie des plus grands boxeurs de l'histoire du Québec moderne. Il est un des rares à ne laisser personne indifférent dans le monde de la boxe. Jean aurait pu choisir de se rendre à Miami samedi, dimanche ou encore lundi en déboursant entre 1000$ et 2000$ qu'il aurait probablement pu déduire dans son rapport fiscal sous toute réserve. Je ne travaille pas pour le fisc. Je vois des membres des médias affirmer que cela n'a aucun sens. La fatigue ressenti par une déshydratation rapide sur 72 heures s'estompe rapidement avec une réabsorption d'électrolytes et de liquide dans un délai d'une demie-journée. J'ai de la difficulté à défendre un athlète qui a les moyens de prendre toutes les initiatives pour éviter des excuses comme la difficulté de s'acclimater à son environnement en raison qu'il n'est arrivé que deux jours et demi avant, à Miami. L'importance d'arriver avant a pour but de permettre à la fatigue du corps dans les cas où le décalage horaire est une réalité. Pas besoin de vous dire que Miami est sur le même fuseau horaire que Montréal. Vous savez ce qui me fais pitié? C'est quand les membres de notre équipe nationale chez les amateurs arrivent dans un délai de trois jours avant le tirage au sort d'un tournoi de qualifications olympiques à Baku, en Azerbaïjan. Demandez à David Gauthier ... À 33 ans, ce dernier avait une chance de vivre le rêve olympique. Il a sacrifié un revenu tiré de son emploi en baissant de 32 à 24 heures pour s'entraîner plus en vue de réaliser son rêve olympique à Rio, en 2016. Après une blessure crève-coeur en demi-finale par abandon lors du tournoi continental en fin 2015. Ce dernier n'a pas été en mesure de se qualifier au dernier tournoi de qualifications. Après le tournoi, il m'avait confié que l'équipe canadienne était arrivée trois jours avant le tirage au sort à Baku. Il y a près de 10 heures de décalage horaire. Il existe une règle simple : Arriver 1 jour avant pour chaque heure de décalage quand on dépasse les 3 heures de décalage. En théorie, l'équipe canadienne aurait du arriver dix jours avant le tournoi, mais les ressources financières sont précaires dans le sport amateur. On le sait. Ça été la même histoire pour nos femmes à Astana lors des Mondiaux en mai 2016; 3 ou 4 jours avant le début de la compétition. Les athlètes qui ne sont pas d'un poids olympiques doivent payer n'oublions pas. Ariane Fortin et Mandy Bujold éliminés au début du tournoi. Pourtant, elles sont top 8 au monde. Heureusement, Sarah Kali avait écarquillé les yeux en remportant la médaille de bronze et un crédit par Boxe Canada pour rembourser une partie de ses frais de voyage d'environ 4 000$.

Là, on peut parler de véritable raison de sous-performer. Je ne crois pas que les raisons évoquées cette semaine soit justifiée dans le cas de Jean Pascal.

N'oubliez pas que c'est lorsqu'on ne s'attendait pas à une grande performance que Jean nous a surpris. Son adversaire est un cogneur, mais une technique défaillante. Certains participants aux gants dorés chez les 178 livres rivaliseraient avec ce jeune égyptien à mon avis.

#JeanPascal #Boxe #Fin #Avion #Retardé #défaite #PBC

Featured Posts
Recent Posts
Archive
Search By Tags
No tags yet.
Follow Us
  • Facebook Basic Square
  • Twitter Basic Square
  • Google+ Basic Square

Le contenue de cette page est la propriété de Boxingtown Québec.