Le baptême du jeune loup à Shawinigan

Par Carl Vaillancourt 

Raphaël Courchesne entame l’ascension d’un rêve

Le boxeur de 18 ans Raphaël Courchesne a encerclé la date du 10 février sur son calendrier à la maison, puisque cette date sonnera le début d’un long périple vers son rêve, celui de devenir champion du monde. Raphaël Courchesne entamera sa carrière professionnelle samedi soir au Centre Gervais Auto à Shawinigan face au Mexicain Luis Ernesto Granados dans un duel de quatre rondes. 

Le boxeur maskoutain de 18 ans est conscient de la chance qui s’offre à lui. Il n’a qu’un seul objectif, celui de repartir avec une victoire convaincante devant ses nombreux partisans qui feront la route jusqu’en Mauricie.

Le jeune de 18 ans a même eu besoin de se pincer à quelques occasions cette semaine afin de s’assurer qu’il ne rêvait pas. 

« C’est excitant. C’est un rêve qui devient réalité. Le plus difficile dans ce combat, ce sera de gérer mes émotions. Je suis tellement fébrile à l’idée de monter dans le ring. Je dois être intelligent et non émotionnel », a-t-il raconté. 

Raphaël Courchesne est conscient que son adversaire a plus d’expérience que lui, mais il entend mettre beaucoup de pression sur son adversaire dès le début de l’affrontement avec espoir de lui faire mal. « Il a deux victoires. Les deux victoires sont par KO. Je vais devoir être patient et placer mes mains dans les ouvertures. Ma défensive devra être à son meilleure également pour ne pas me faire atteindre solidement », a ajouté le poulain qui devra faire osciller la balance sous la barre des 152 livres vendredi. 

Une carrière professionnelle précoce

Raphaël Courchesne n’avait que 15 ans lorsqu’il a franchi les portes du club de boxe de Saint-Hyacinthe. Il ne lui a fallu qu’à peine quelques mois pour maîtriser les rudiments du noble art. Sa progression laissait présager une ascension rapide et prometteuse pour la jeune sensation. Vif, incisif et puissant; Raphaël Courchesne a un bagage génétique qui fait de lui un aspirant aux championnats canadiens même s’il n’a que 18 mois d’expérience comme boxeur. À 16 ans, il s’incline en demi-finale des championnats canadiens amateurs, mais ce n’est que partie remise lui qui se rend en finale l’année suivante. Opposé au boxeur ontarien Hunter Lee lors de la finale des 69 kg junior, Raphaël Courchesne vit une défaite crève-cœur par décision partagée à l’avantage de son adversaire. 

C’est à ce moment que le boxeur a décidé qu’il était venu le temps de faire le grand saut chez les professionnels et ce, même s’il ne boxait que depuis trois ans. « J’étais persuadé que ma place était chez les professionnels. J’ai eu la chance de voir des gars comme Steven Butler et David Lemieux faire le saut à 18 ans. Je suis mature pour mon âge. Je sais que ma place est nulle part ailleurs qu’ici », a expliqué le jeune boxeur maskoutain en entrevue avec Boxingtown Québec mercredi. 

Épaulé par le vieux loup 

À 18 ans, il démontre déjà beaucoup de sérieux lui qui marche dans les traces d’un autre boxeur maskoutain, Mick Gadbois. Tout au long de sa carrière amateure, Raphaël Courchesne s’est inspiré de l’éthique de travail de celui qui sera dans son coin samedi lors de son baptême du ring. 

Depuis quelques mois, ce dernier s’entraîne même deux fois par jour du lundi au vendredi en plus d’y ajouter une autre séance le samedi. Il s’entraîne déjà avec le sérieux d’un professionnel, mais il est conscient que ce n’est que le début s’il espère un jour atteindre le sommet. Il prend la direction de Montréal où il a la chance de faire des rounds avec des boxeurs prometteurs de l’écurie de Camille Estephan tels que Mathieu Germain. C’est avec ce dernier notamment qu’il apprend le plus. 

« Il est tellement talentueux. Il est difficile à toucher, puis il peut te toucher de partout dans le ring. Je sais que je dois améliorer ma défensive si je veux monter. La pratique avec des gars comme lui, c’est juste positif pour moi », a-t-il renchéri. 

À 18 ans, Raphaël Courchesne a abandonné les études et son emploi qu’il occupait pour se concentrer sur sa carrière professionnelle. Un vieil adage dit qu’il faut se donner les moyens pour réussir, voilà une chose que M. Courchesne a compris. 

#Eottm #CarlVaillancourt #MickGadbois #RaphaëlCourschesne

Featured Posts
Recent Posts
Archive
Search By Tags
No tags yet.
Follow Us
  • Facebook Basic Square
  • Twitter Basic Square
  • Google+ Basic Square

Le contenue de cette page est la propriété de Boxingtown Québec.