John «Kinsha» Dangako : Du son de la scène au son de la cloche

Crédit photo: Wojtek Jakubiec

De Kinshasa à Villeray

Le jeune Kinsha est né dans l’ancien Zaïre, maintenant la République Démocratique du Congo. Lui et sa famille ont dû immigrer ici après avoir fui les combats meurtriers qui était courant au Congo et qui ont dégénéré plus tard après son départ au conflit le plus meurtrier depuis la Deuxième Guerre Mondiale.

Comme quoi la boxe et les sports de combats font partie intégrale de la vie de John depuis l’enfance, il mentionne son admiration pour les Rocky Balboa et Bruce Lee étant tout jeune. De plus, son caractère bagarreur s’est caractérisé à l’école notamment par son affection pour les jeux du roi de la montagne et ses affrontements avec des élèves plus âgés lorsqu’ils s’en prenaient à lui où ses copains de classe. Pendant son adolescence à Villeray, il accumule les déménagements, les revenus instables avec sa famille mais les valeurs d’effort et d’amour restent. Malgré un début de vie adulte tumultueux où Kinsha n’est pas un enfant de cœur, il réussira à s’en sortir notamment à travers deux passions. 

En parlant de musique, John malgré son immense talent musical ne parle pas musique au gym. Il se concentre sur la tâche à accomplir dans le ring. Il le mentionne lui-même, la boxe peut constituer une inspiration car ses journées préférées sont avant un sparring lorsqu’il crée un instrumental à son goût et qu’après l’entrainement, il écrit les paroles et mélange le tout.

Voici une de ses pièces pour vous introduire à sa musique :

Les débuts du pugiliste

Dangako met les pieds dans un gym de boxe pour la première fois au prestigieux club de boxe de Champion mais ne peut y rester en raison du manque d’argent. En 2009, un incident conjugal impliquant la sœur de John ayant commencé à travailler en intervention jeunesse le fit revenir à la boxe notamment pour canaliser sa rage. Evens Guercy, agent de police, impliqué auprès jeunes à travers son gym de boxe lui ouvre ses portes et depuis ce temps. John Kinsha trimballe ses gants dans le ring, ce qui lui a permis de se sortir des cercles vicieux dans lesquels il était empêtré, de se trouver des buts dans la vie et de réussir.

Le parcours

Kinsha a 25 combats en carrière chez les amateurs et le reconnaît lui-même, il n’a pas de titres trop prestigieux mais cependant, il a accumulé les finales chez les amateurs et les combats de la soirée comme il le témoigne ici : «J’ai commencé ma carrière amateur avec un K.O et je l’ai fini avec un K.O». La boxe olympique ne l’a jamais trop interpellé en raison du fait que la boxe professionnelle était plus intéressante vu son style plus axé sur l’efficacité des coups qu’un haut volume lancé. Malheureusement, les blessures l’ont ralenti à la fin de son parcours amateur mais il a pu rester à l’entrainement et ce malgré le fait que John est également un musicien accompli et a pratiqué la profession d’intervenant en même temps. 

Crédit photo: Wojtek Jakubiec 

L’inspiration

Tout artiste à des inspirations. John mentionne les Ali, Tyson, Jones Jr. mais surtout Arturo Gatti en raison de son parcours tumultueux qui a commencé dans les rues de Montréal, ce qui a touché Kinsha… Ali porte également une place particulière dans le cœur de Kinsha notamment  avec son charisme et surtout il a disputé un combat dans mon pays, le fameux Rumble in the Jungle contre George Foreman auquel sa mère a assisté. C’est évidemment un rêve pour John d’y retourner pour se battre en championnat du monde et d’entendre ses compatriotes crier Kinsha Boma yé! Dans l’ère actuelle, John mentionne comme des inspirations les boxeurs André Ward au niveau du Ring IQ, Golovkin pour son intensité dans le ring, Terrence Crawford au niveau stylistique, Deontay Wilder pour le contraste entre le boxeur et l’homme qu’il est et Mikey Garcia pour sa technique.  

Comment la Tohu le 24 Mars?

Comme mentionné précédemment, John n’a jamais tant apprécié la boxe olympique et rêvait de faire le passage chez les professionnels. Dans ce contexte, John a mentionné le fait que sa gérante Sylvie Dugas a toujours cru en lui et ce malgré les obstacles. John a vécu un passage à vide avec une perte d’emploi l’an passé et les finances devenaient précaires pour continuer à s’entraîner au club de boxe Champion. Cependant, le destin fut favorable à Kinsha puisque son meilleur ami, le boxeur professionnel Roody Pierre-Paul s’est associé au Club de Boxe Eric Huard, maintenant le club de boxe Pros Specs, et lui a permis de s’entraîner au gym avec Frédéric Laurin qui entraîne Pierre-Paul pour retrouver une forme physique de compétition et finalement, obtenir cette opportunité le 24 mars.  

À quoi s’attendre?

Vous verrez le 24 mars un boxeur offensif qui aime échanger avec ses adversaires et leur mettre une pression intelligente. Vous verrez une certaine similitude avec Mikey Garcia au niveau stylistique lorsque vous le verrez dans le ring. Bref, un boxeur qui fait tout bien.  Il faut donner le crédit aux entraîneurs qui ont développé John au courant de sa carrière notamment les Renald Boisvert et Lyousfi El Mostafa, ainsi qu’avec les conseils de Vincent Auclair quand j’étais au champion. Sans oublier les Sylvain Lavoie, Euphemiu Garcia, Sylvain Gagnon, J-C Desjardins et maintenant Frédéric Laurin qui est l’un des entraîneurs les plus sous-estimés au Québec à l’heure actuelle.

Alors Je vous invite le 24 mars à aller encourager la fierté congolaise de Villeray! Kinsha Boma yé!

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