À la défense des matchmakers

 Crédit Photo : Nicolas A Martineau  « La seule règle en matchmaking, ne jamais organiser un combat qu’on ne voudrait pas soi-même regarder » - Bruce Trampler Si on exclut le boxeur sur le ring qui donne et prend des coups, le métier le plus difficile en boxe est assurément celui de matchmaker. Quand tout va bien on entend rarement parler d’eux, quand ça commence à moins bien aller et que les adversaires tombent comme des mouches c’est vers eux que les critiques fusent. Les 2 derniers gala d’Eye of the Tiger management ont vus bon nombre de combat finir dès le premier engagement et parfois même en quelques secondes. Réjean Tremblay mentionne même que Stéphane Loyer aura des comptes à rendre. Mais qu’en est-il vraiment, le matchmaker joue quel rôle dans la construction d’une carrière ou d’un gala. Je me suis penché sur ce dossier. Le père de tous les matchmaker.

« La seule règle en matchmaking, ne jamais organiser un combat qu’on ne voudrait pas soi-même regarder » - Bruce Trampler  

Bruce Trampler a donné ses lettres de noblesses à la profession de matchmaker. Il est diplômé de la Ohio University et a joint Top rank en 1979. Année après année, il est dans le top 25 des personnes les plus influentes en boxe. Trampler divise la carrière de ses boxeurs en 3 étapes. 1- Le prospect Lui, on lui trouve des adversaires avec différents styles et on doit chercher à lui faire faire des rounds. Trampler souligne qu’un Ko au premier round ne sert à rien, ni au public ni au boxeur. Ensuite, il faut amener des gauchers, des droitiers, des petits, des grands, des agressifs et des contre-attaquants. 2- La construction de carrière. C’est l’étape la plus importante. Le matchmaker connaît sur le bout de ses doigts les forces et les faiblesses de ses boxeurs et il les exploitent en leur faveur. Si le boxeur est un lourd cogneur, on cherchera des adversaires avec un bon palmarès qui risquent de tomber pour créer un engouement. Un boxeur technique se verra opposer à des boxeurs agressif et un peu brouillon pour qu’il puisse exploiter ses forces. La venue de l’Internet a changé la donne, avant les promoteurs s’arrangeaient pour que certains combats ne soient pas filmés pour ne pas décourager certains adversaires. Le rang de superstar. Quand le boxeur ramène des millions à son promoteur, il faut veiller à ce que ça continue. On entend souvent l’expression « L’adversaire était fait sur mesure pour ce boxeur ». Il me vient deux exemples en tête, David Lemieux face à Glen Tapia ou Adonis Stevenson face à Thomas Williams. On entretient la réputation du cogneur et le risque était minimum. Les contraintes du matchmaker

Le matchmaker peut passer des nuits à se gratter la tête 

- Le boxeur est un bon vendeur de billets, on lui cherchera un adversaire pour le protéger en vue du prochain gala. - Le boxeur est un débutant chez les professionnels, on lui trouvera un « jambon » pour voir comment il réagit avec des 8 onces. - Parfois la bourse avec lequel le matchmaker doit travailler est très basse, car le promoteur veut faire de l’argent. - Le boxeur a déjà un contrat en poche pour un combat plus important. - Le boxeur n’est pas dans une condition physique optimale mais on décide de le faire boxer quand même. - Le boxeur prend sa retraite - Le boxeur revient d’une longue absence. - Le boxeur doit arriver avec des tests médicaux récents et traduits dans une des deux langues officielles. C’est aussi la tâche du matchmaker de veiller à ce que le passeport et le visa de l’adversaire soit en règle. Fait concasse : Un billet Pologne-Montréal est souvent moins dispendieux qu’un billet Calgary-Montréal. Ensuite il faut aussi respecter les critères de la régie, pas trop de défaites et de ko subit consécutivement. Aussi certains entraîneurs sont plutôt prudents et refusent en bloc tous les adversaires qu’on leur propose. Et n’oubliez pas que dans tout ça, il faut assurer le spectacle. Le matchmaker multiplie les appels, regarde des combats et fouille boxrec. Ensuite il passe des appels et lance des des courriels. Par la suite, il proposera une courte liste d’adversaire potentiels aux promoteurs à qui revient la décision finale. Au Québec, il y’a 2 promoteurs actifs et connus. Eottm/Interbox

Stéphane Loyer en compagnie de Léonard Dorin 

Stéphane Loyer est le plus célèbre d’entre eux, il est directeur des opérations chez Cogeco et en parallèle il travaille d’arrache pieds à l’année longue pour trouver des adversaires. Loyer cumule 85 galas à sa fiche. Gym

Samuel Décarie-Drolet est le plus jeune matchmaker du Québec. Détenteur d’un baccalauréat d’enseignement en éducation physique, Samuel assiste Marc Ramsay au gymnase pour faire suer tous nos boxeurs québécois. Trilingue par dessus le marché et directeur des projets spéciaux chez Rival Boxing. Sam DD est un orchestre à lui seul. Décarie-Drolet a 12 galas à son actif. En résumé, il faut faire gagner le boxeur local tout ça à un prix raisonnable et en assurant sa progression.   

#StéphaneLoyer #SamuelDécarieDrolet #GroupeGym #Eottm

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